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5 questions à Kim Oosterlinck

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Kim Oosterlinck est vice-recteur  à la prospective et au financement de l’ULB

Le Brexit reste entouré de beaucoup d’incertitude dans tous les domaines.  Quelles sont les principales questions que les spécialistes se posent sur la régulation financière ?

La place de Londres occupe une position centrale dans le monde de la finance. L'une des questions centrales à ce sujet vise à voir dans quelle mesure cette place sera affectée par le Brexit. Une question parallèle (et plus technique) est de savoir si la reconnaissance mutuelle des services financiers (qui permet de faire en sorte que des produits financiers acceptés par un membre le soit par les autres) sera maintenue. Ceci présente un enjeu majeur pour les produits dérivés mais aussi pour des institutions financières qui pourraient vouloir se délocaliser (au moins partiellement)

Est-ce que l’UE et le Royaume Uni sauront répondre à ces défis d’ici à la date d’échéance des négociations ?

C'est une question à laquelle il est difficile de répondre. Vu l'importance du secteur financier, il me semble que la question d'un accord sur ce sujet ne peut être isolée de l'ensemble des négociations en cours et est donc soumise au même aléas.

Vous organisez ce 21 novembre la conférence « Financial Regulation and Stability after Brexit ». Quels sujets seront abordés ? 

Nous aborderons l'impact du Brexit sur les marchés obligataires mais aussi plus généralement sur la place financière de Londres. Les avis divergent quant à l'impact du Brexit sur son futur: certains prédisant une baisse d'activités, d'autres voyant le Brexit comme une opportunité pour développer des nouveaux pans d'activité. Nous discuterons aussi de la question de l'équivalence ou de la reconnaissance mutuelle des services financiers.

À qui s’adresse cette conférence ?

A toute personne intéressée par la finance (internationale) et à la question du Brexit.

Votre conférence s’insère dans le cadre de l’année thématique « L’Europe de la connaissance » et le Brexit ouvre certainement des nouveaux champs de recherche. Quel est, selon vous, l’impact de la sortie du Royaume Uni de l’UE dans la production des savoirs (enseignement, recherche)? 

Tout dépendra de l'accord final. Certaines universités du Royaume Uni occupent une place de premier plan tant en enseignement qu'en recherche. J'imagine mal que le Brexit entraine une diminution drastique des collaborations existantes. En revanche, le haut niveau de certaines universités britanniques se traduit par un fort taux de succès aux appels européens, notamment en matière de recherche. La sortie, si elle n'est pas négociée, peut donc changer fortement la distribution de ces ressources au sein des autres universités. 
 
La conférence se donnera uniquement en anglais. Pour en savoir plus, cliquez ici. L'entrée est libre mais l'inscription est obligatoire, via ce formulaire en ligne.