Les européens à l’ULB

On dit parfois de Bruxelles, siège de plusieurs institutions européennes, qu’elle est le cœur de l’Europe. L’Université Libre de Bruxelles s’est donc tout logiquement intéressée très tôt au projet européen, et aux nombreuses questions qui y étaient liées.

Avant même la signature du traité de Rome, plusieurs associations étudiantes se consacraient à l’avenir de la construction communautaire, comme le « Cercle des étudiants européens », fondé en 1950.

 Du côté académique le premier programme de recherche en droit européen fut instauré en 1960, juste après la création de la Communauté Economique Européenne. Les différentes organisations européennes soutiendront plusieurs de ces projets, comme le département de biologie moléculaire, de l’ULB financé en partie par Euratom en 1961, le programme biotech, soutenu par la commission européenne, ou le centre de recherche en microgravité, épaulé dès sa création en 1984 par l’agence spatiale européenne.

Enfin, en 1962, un institut spécialisé dans le phénomène européen, l’Institut d’études Européennes, verra le jour.

 

La mobilité des étudiant.e.s

Ce mouvement va s’amplifier dès la fin des années ‘80, avec l’institutions de nombreux programmes d’échange entre universités européennes, dont le célèbre programme ERASMUS. 

Ce programme, maintenant appelé Erasmus +, lie aujourd’hui l’ULB non seulement avec des universités situées dans les 28 Etats de l’Union européenne, mais aussi en l’Islande, au Liechtenstein, en Turquie, en Norvège et en Macédoine.

Les étudiants et étudiantes de l’ULB peuvent donc entreprendre un séjour universitaire dans plus de 30 pays européens pour enrichir leur parcours tant académique que personnel. Inversement, Des étudiants et étudiantes venus de l’Europe entière peuvent suivre les cours dispensés par l’ULB et participer aux nombreuses activités sportives, culturelles et folkloriques organisées par les différentes associations présentes à l’université.

La diversité à l’ULB

Aujourd’hui, cet intérêt de l’ULB pour l’Europe et son ouverture aux différents programmes européens ont eu sur l’université un effet retentissant. Là où, dans les auditoires, on ne trouvait en 1950 que très peu d’étrangers, ceux-ci représentent aujourd’hui près du tiers de l’ensemble des 28 000 étudiants inscrits à l’ULB ! Parmi ceux-ci, les trois quarts sont européens.

De plus, de nombreuses associations étudiantes se consacrent toujours au projet européen, principalement au sein de l’Institut d’études européennes. Parmi celle-ci, citons The Students’ Association of the Institute for European Studies, le cercle d’étudiants en études européennes. Créé en 2015 par des étudiants de l’IEE-ULB, il se veut un espace de réflexion autour de l’Union Européenne. Nous pouvons également mentionner Eyes on Europe, association fondée en 2004 qui se consacre à la publication d’un magazine semestriel éponyme, trilingue et gratuit, rédigé par des étudiants et dédié aux enjeux européens.  

Ce mouvement va en s’amplifiant : d’année en année, le nombres d’étudiants étrangers et particulièrement européens va presque toujours croissant. Alors qu’ils ne représentaient respectivement que 15,3% des étudiants pour l’année 2000-2001, les étudiants européens forment aujourd’hui près du quart des auditoires !1

1 Statistiques provenant du site du Conseil des recteurs 

Ce mouvement se constate aussi, dans les corps académique et scientifique, composé à 35% d’étrangers, dont plus de la moitié viennent d’Europe.